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Mythes, Légendes, Croyances…

Je puis douter de la réalité de tout, mais pas de la réalité de mon doute...Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent ... L'appétit de savoir naît du doute...Cesses de croire et instruis-toi...Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse (et je doute si même il y en a quelques-uns) qui, pris sous un certain biais, ne semble folie...Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu'écrit la raison...Ce qu'il y a de plus extraordinaire peut-être dans le besoin de l'extraordinaire, c'est que c'est, de tous les besoins de l'esprit, celui qu'on a le moins de peine à contenter...Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons...

Moi...

Je suis juste quelqu'un qui s'interresse à beaucoup de choses...

Bonnes?

Mauvaises?

L'essentiel est de si interressé...

Alors je rassemble ici tout ce que je peux trouver sur internet...

 

 

Dimanche 7 janvier 2007

La peur de mourir est un sentiment typiquement humain. La vie s'organise autour de cet axe : la fin. On sait que toute chose prendra un jour fin sous la forme actuelle qu'on connait. Cette peur peut devenir angoisse démesurée, nous y reviendrons plus loin.

Et après ?


Mais si l’on y regarde de plus près, l’angoisse de la mort est un déplacement. Ce n’est pas la peur de ne plus être mais la peur d’être. Nous avons accès au commencement, il est “datable”, la vie poursuit son cours, nous en prenons plus ou moins conscience, en revanche ce que nous ne savons pas, c’est l’issu, le terme. Qui peut dire quand et comment il “mourra” ? Il existe un champ sémantique et métaphorique assez grand autour de l’idée de mort. La première fonction est de se rassurer sur la mort : quitter ce monde (sous entendu partir vers un autre). Est-il acceptable de penser qu’il n’y a rien avant et rien après. Est-il concevable de se dire : après la mort il n’y a plus rien, il ne reste rien de soi ? Visiblement cette idée peut paraître lourde de conséquences, cela reviendrait à dire que quoiqu’on fasse, cela ne sert à rien donc on prive de sens ce qu’il y a avant la mort c’est à dire le plus important au quotidien : la vie, sa vie. Par nature, l’Homme n’a qu’un objectif de vie, il est pour se reproduire, mais réduire le sens de la vie à la simple fonction de reproduction le ramène au staut d’animal. Or “doué” d’intelligence, il ne peut se résoudre à accepter cette simple “vocation”. Il se créé, plus ou moins justement, d’autres sens. Inconsciemment chacun sait qu’il n’est qu’infime élément dans un tout qu’il appelera en fait un “rien” à l’échelle humaine. Cette idée est forcément angoissante : “je suis, mais je ne suis rien”. Il n’aura donc de cesse de “construire”, “bâtir”, pour laisser traces de lui. Et c’est là qu’intervient la notion de temps. La vie est une durée non maîtrisable. On peut calculer une durée de vie moyenne, mais ce ne sont que des statistiques, une moyenne de tous, or ce qu’il y a de pire c’est d’être assimilé au reste, aux autres. Pris individuellement personne ne peut donc connaître le moment de sa fin. L’Homme peut-il être sûr qu’au dernier moment, “il aura servi” à quelque chose ?
par Ellest publié dans : La mort
Dimanche 7 janvier 2007


Souvent on entend : “ce n’est pas la mort qui me fait peur, mais la souffrance”. On ne peut pas avoir peur de la mort parce qu’on ne sait pas ce que c’est. La mort est une idée, un fantasme. Ce qui angoisse ce n’est pas de mourir mais de ne pas savoir. Alors que la souffrance est connue. Chacun a pu un jour où l’autre vivre une douleur, une souffrance, physique ou psychologique. Mais la douleur est bien quelque chose de conscient, on sait ce que c’est. De plus elle appartient à la vie. Lorsque quelqu’un meurt on dit : “il est parti sans souffrir”, ce qui démontre bien l’idée de se rassurer dans la mort. Et lorsque : “il a beaucoup souffert avant de mourir”, on a tendance, là encore dans un souci d’apaisement de l’esprit à rajouter : “il ne souffrira plus maintenant”. La mort comme une libération de la souffrance... Je pense qu’une partie de la réponse se situe à ce niveau. Est-il concevable d’envisager la vie comme une souffrance, quelque chose auquel on ne peut faire face.

En fait, c’est la vie qui n’est pas maîtrisable, “domptable”. C’est la vie que l’on subit et on tente de faire “au mieux”. L’aspect conscient d’une vie est infime comparé au côté “inconscient”.

La vie est comme un film, à la différence qu’un film lorsque commercialement il est rentable, on lui créé des suites. Qu’en est-il de la vie ? Qu’elle “marche” ou qu’elle ne “marche” pas, peut-on lui faire une suite ? Les religions tentent de répondre à ces questions : le paradis, la réincarnation...
par Ellest publié dans : La mort
Dimanche 7 janvier 2007


Le sommeil, en psychanalyse, est une pulsion de "mort". Il existe les pulsions de "vie", celles qui nous gèrent au quotidien et qui en général prennent le dessus. Le sommeil répond à une pulsion de mort (inactivité inconsciente où l'on ne maitrise plus rien, à commencer par ses rêves).
L'insomnie, c'est s'empêcher de répondre à cette pulsion de mort : moins vous dormez et plus inconsciemment vous vous persuadez que vous êtes encore en vie. C'est d'ailleurs le cas des bébés qui pleurent la nuit, bien souvent pour répondre à l'angoisse des parents : dire que tout va bien, "tu vois maman, c'est la nuit et je suis en vie, alors rassure-toi, il ne m'arrive rien". Pourtant le sommeil répond à un besoin physiologique. Paradoxe de la situation, si l’on ne dort pas on finit par mourir.

La peur de la mort n’est pas la même chose que la peur de mourir. La mort est prise comme entité, représentée et nommée comme s’il s’agissait de quelqu’un. Certaines légendes la représente comme “la faucheuse”, elle vient et vous emporte : ce n’est pas vous qui décidez et c’est là que l’angoisse prend son sens. Comme si c’était quelqu’un qui décidait pour vous le moment où vous ne serez plus sans finalement vous “demander votre avis”, or sa vie n’est ce pas le principal élément de soi ? Sans la vie on ne peut être. La peur de la mort ce serait la peur de ce qui est “nommable” sans pour autant prendre un sens concrêt, un voyage vers l’inconnu que l’entendement ne pourrait atteindre. La peur de mourir est plus à rapprocher d’un déplacement de l’angoisse de vie.

par Ellest publié dans : La mort
Dimanche 7 janvier 2007


Alors que faut-il faire ? Ces angoisses sont nécessaires à la continuation de la vie car elles repoussent et déplacent l’inacceptable du quotidien. Tout le monde (même si certains prétendent le contraire) a peur de la mort, de mourir. Ces peurs peuvent se matérialiser de mille et une manières différentes. Lorsque l’angoisse est démesurée, de nature phobique, en parler voire consulter peut, non pas atténuer, mais permettre de mieux “vivre” avec cette idée, accepter finalement une angoisse et s’apercevoir qu’elle est un moteur dans le développement de soi et surtout indispensable à la vie.
par Ellest publié dans : La mort
Dimanche 7 janvier 2007

La Mort à travers les cultures


Le personnage de la Mort est diversement représenté selon les cultures.

Europe : il est souvent représenté comme un personnage sans visage vêtu d'une robe à capuche dissimulant ses traits, et armé d'une faux ("La Grande Faucheuse", l’"Ankou" en Bretagne).
Dans le tarot divinatoire, une carte appelée La Mort représente une faucheuse squelettique sur un champ d'ossements.

Grèce : Hadès

Egypte : Osiris et Anubis

Empire romain : Pluton

par Ellest publié dans : La mort
Dimanche 7 janvier 2007
La haute teneur symbolique de la mort et la forte charge affective liée au décès d'êtres humains ont façonné l'imaginaire des Hommes qui ont créé un personnage, la Mort, qui vient chercher les gens au terme de leur vie.
La Faucheuse est une allégorie de la mort, symbolisée par un personnage énigmatique ou un squelette capé portant une faux à la main. Ce symbole est très présent au Moyen Âge et à la Renaissance dans les peintures apocalyptiques et macabres comme celle de Pieter Bruegel l'Ancien (Le Triomphe de la Mort). À une époque où la peste noire fait des ravages, la Faucheuse représente un être terrifiant qui vient happer les vivants d'un coup de lame...
par Ellest publié dans : La mort
Dimanche 7 janvier 2007


Dis: "La mort que vous fuyez va certes vous rencontrer. Ensuite vous serez ramenés à Celui qui connaît parfaitement le monde invisible et le monde visible et qui vous informera alors de ce que vous faisiez." (Sourate al-Jumua: 8)

Introduction:

La mort peut vous attraper à n'importe quel moment. Qui sait, peut-être à ce même instant. En fait, elle est plus proche que vous n'avez jamais imaginé.

Ces lignes peuvent être la dernière occasion, le dernier rappel, l'avertissement ultime avant que la mort ne vienne vous prendre. À fur et à mesure que vous avancez dans la lecture de ces lignes, vous ne savez pas même si vous serez encore en vie dans une heure. Même si vous le saviez, rien ne vous garantit que l'heure d'après ne sera pas la vôtre.

Si l'on vous laisse seul une heure, ou rien qu'un petit instant, est-on certain que vous serez encore vivant à notre retour? Rien ne garantit que vous finirez la lecture de ce livre. La mort, très probablement, vous frappera à un moment où vous ne l'attendez pas du tout, où juste avant vous n'aviez jamais songé à mourir.

Une chose est certaine: vous allez mourir, comme tous ceux que vous avez aimés. Avant ou après vous peut-être, mais ils partiront sans aucun doute. Un siècle plus tard, il n'y aura plus sur terre une personne avec qui vous étiez familier.

Une infinité de buts relatifs à la vie préoccupe l'être humain: finir les études secondaires, entrer en université, avoir un diplôme, avoir une profession respectable, se marier, avoir des enfants, avoir une vie paisible… Ce sont là les ambitions les plus communes et les plus ordinaires de l'homme quel qu'il soit. Il y a par ailleurs des milliers d'autres plans qui répondent aux situations personnelles de chacun.

La mort est l'une des rares choses dans la vie dont l'avènement est certain. Elle est certaine à cent pour cent.

Après des années de dur labeur, un étudiant réussit à entrer à l'université mais trouve la mort en allant à son premier cours. Une personne qui vient d'être embauchée pour un emploi, perd la vie juste au matin de son premier jour de travail. Un accident de la circulation provoque le décès d'un couple le jour même de leur mariage. Un brillant homme d'affaires préfère prendre l'avion pour gagner du temps, ne sachant pas que le vol tant convoité précipitera une fin horrible à sa vie.

À ce stade, les plans ne sont plus valables. Laissant de côté les plans destinés à rester en suspens pour l'éternité, ils ont mis le cap sur une destination d'où l'on ne revient jamais, bien qu'ils n'aient jamais tenu compte de cette destination dans leurs plans. Ironiquement, et pour des années ces personnes ont passé un temps considérable élaborant en détail des plans qui n'aboutiront jamais, alors que jamais, elles n'avaient pensé, rien qu'un instant, à la seule chose certaine qui devait leur arriver.

Comment donc un homme doué de raison et de sagesse doit-il établir ses priorités? Doit-il faire des plans pour la seule chose certaine dans sa vie ou pour des choses incertaines? La majorité des hommes, de toute évidence, donnent la priorité aux objectifs qu'ils ne sont jamais certains de réaliser. Quel que soit le stade de la vie, la personne préfère de loin faire des plans pour un avenir plus radieux et rassurant.

Cette attitude aurait été normale si l'homme était immortel. Mais, le fait est que tous les plans sont condamnés à avoir cette fin inéluctable, appelée la mort. Ainsi, il est irrationnel d'ignorer la mort, dont l'avènement est certain, et d'accorder toute son attention à ces choses qui peuvent se concrétiser ou non.

Toutefois, sous l'emprise d'un enchantement qui enchaîne leurs esprits, les êtres humains n'arrivent pas à avoir présent à l'esprit ce fait, pourtant si évident.

La réalité étant ainsi, les hommes ne peuvent jamais connaître leur vraie vie qui commence avec la mort. Pour cette raison, ils ne se préparent pas à la vivre. Et une fois ressuscités, ils ne peuvent aller nulle part, si ce n'est en enfer, un lieu spécialement préparé pour eux. Le but que nous visons est de pousser l'être humain à réfléchir sur une fin qu'il essaye d'ignorer, et de l'avertir d'un événement imminent et inéluctable… Éviter de réfléchir à la mort ne peut, en aucun moyen, fournir une solution au problème qu'elle pose.

par Ellest publié dans : La mort
Vendredi 22 décembre 2006

                         

                           La mort, vous en parlez souvent. Elle vous fait si peur. Elle réveille votre peur de l’inconnu, votre attachement, votre dépendance, votre possession. La mort, pour vous, c’est malheur, oubli, regret et tristesse. C’est un drame, une chose terrible. Vous la représentez comme un spectre monstrueux qui s’accompagne souvent d’un cortège d’acolytes comme la souffrance, les larmes et la colère. Certaines de vos croyances y voient un aspect plus positif que d’autres. Certaines philosophies en parlent plus ouvertement que d’autres, mais tous vous êtes si mal préparés.

                         En fait, pour accueillir la mort avec sérénité, il vous faudrait la ressentir comme une merveilleuse opportunité de Réconciliation totale.

                         Car c’est bien ce qu’est la mort : une réconciliation avec vous-même et par-delà même, avec le divin, le merveilleux, le lumineux en vous.

                         Car il n’y a pas de mort là où vous le croyez. Aussi bien vous appelez naissance le moment où l’âme réincarnée retrouve le plan terrestre, aussi bien vous devriez appeler re-naissance le moment où elle se désincarne pour retrouver son véritable domaine.

                        Car, en fait, si vous considérez la mort comme une perte, une fin, une disparition, c’est plutôt à la naissance qu’il faudrait employer ces mots. Car c’est dans l’incarnation que l’âme perd toute une partie de sa véritable dimension. C’est à ce moment qu’elle accepte de se réduire à un cadre et de n’être plus que l’ombre d’elle-même. D’une certaine façon, peu à peu, elle « meurt »  un peu à son essence divine. Elle oublie ses connaissances, la source d’où elle vient, le potentiel qu’elle possède, pour reprendre une enveloppe et revivre ses expériences.

                         La mort n’est rien. Elle ne vous ôte qu’une enveloppe, mais vous en faites un drame si vous croyez que cette enveloppe est tout. Si vous ne voyez qu’elle, vous ne pouvez même pas imaginer qu’il y a autre chose derrière de bien plus beau. Ce sont les apparences qui vous font souffrir parce que vous les prenez pour la réalité. Mais la réalité n’existe pas dans votre dimension. Vous n’en voyez que le reflet. Alors pourquoi continuer à préférer le reflet d’un monde à ce monde lui-même.

                         Non, la véritable mort n’est pas là ! Elle réside plutôt en vous. Car, oui, la mort existe, mais pas là où vous la situez. Non, elle est en vous, car à chaque fois que vous vous coupez de vous-même, vous mourez. A chaque instant où vous êtes séparé de l’Etre, vous mourez. A chaque reniement de votre « Soi » divin, vous laissez un peu plus la mort entrer en vous. Car la mort n’est pas séparée de la vie. Elles sont un seul et même principe, opposées et indissociables. Là où il y a vie, il y a mort potentielle. A chaque fois que vous vous empêchez de vivre vraiment, vous mourez un peu, car vous empêchez votre âme de déployer son plein potentiel. A chaque fois que vous vous laissez dominer par des émotions négatives, vous mourez un peu. Mourir, c’est vous éloigner de vous, c’est vous égarer et perdre votre véritable chemin. Mourir, c’est devenir aveugle, sourd, et muet. C’est refuser de sentir et de suivre votre intuition. C’est vouloir tout contrôler et refuser de lâcher prise.

                         Car la mort est naturelle, favorable et indispensable. Elle fait partie du cycle de la renaissance. Si vous ne mourez pas à certaines choses pour renaître à d’autres, vous ne pouvez pas avancer. En fait, dans votre langage, il faudrait deux termes différents car il y a mort et mort. Nous pourrions dire qu’il y a une « petite mort » qui intervient plutôt comme une transition. C’est le moment précis où une chose fait place à une autre, dans ce reflet d’éternité où les deux extrêmes se rejoignent. C’est l’instant magique où la nuit fait place au jour ou inversement, et où ces deux pôles opposés se rencontrent avec fulgurance dans l’instantané. C’est le cycle continu de la respiration et la jonction de l’inspir et de l’expir dans une pose où les deux sont mêlés.

                         C’est le temps magique où l’hiver se retire sur la pointe des pieds et se marie avec le printemps pour enfanter une nouvelle année.

                         C’est aussi l’instant merveilleux où deux corps se rejoignent du plus profond de leurs opposés, pour devenir, l’espace d’un souffle, à l’image de l’Etre réunifié, et où chacun meurt à lui-même pour se fondre dans l’autre et ainsi rejoindre un peu l’Universel.

                        La « petite mort », c’est tout ce qui s’efface pour faire place à la vie, plus belle et plus forte à chaque fois.         Ainsi est-elle nécessaire à chacun d’entre vous pour vous permettre d’avancer. A chaque fois que vous acceptez de lâcher, de vous abandonner, de faire confiance, vous faites une place pour la « petite mort » et vous allez dans le sens du courant qui vous amène à grandir. Par contre, si vous vous accrochez, si vous êtes dans la peur, le doute, la possession, vous entrez dans la « mort ». car vous refusez de laisser le cours de la vie s’écouler en vous, et vous lui faites obstacle. Alors, peu à peu, votre âme s’englue et perd de sa puissance. Votre véhicule physique s’épuise, pourrit et se nécrose. Vous n’entendez même plus l’appel du divin en vous. Et vous vous noyez peu à peu vous-même.

                         C’est là que, véritablement, la mort s’installe. Mais il ne tient qu’à vous de choisir la vie ! Pourriez-vous imaginer vous accrocher de toutes vos forces à la nuit pour l’empêcher de faire place au jour ? Vous pouvez toujours essayer, mais le cycle de la vie, lui, va continuer, avec ou sans vous, et, croyez-le, jamais aucun humain n’arrêtera son cours. La force vitale est telle, qu’elle ne ressentira même pas cet individu qui s’oppose, mais lui n’en sortira certes pas vainqueur.

                         Alors cessez donc d’aller contre le sens naturel du mouvement. Vous savez que votre vie sur terre n’est qu’un passage transitoire qui vous amène plus loin vers autre chose. A quoi bon nous accrocher à l’espoir vain que le courant s’arrête ?

                         Il vous a fallu faire bien des expériences pour commencer à le comprendre. Combien d’énergie de toute sorte n’avez-vous pas investie pour essayer de conserver et prolonger la vie ? Avec l’espoir inconscient de découvrir un jour le secret de l’Eternité. Sauf que ce secret vous commencez peut-être à entrevoir qu’il est en vous, et non pas en dehors de vous.

                         Oui, aucune technologie, aucune substance, aucune découverte ne pourra vous propulser hors de la roue de la vie et de la mort vers la lumière éternelle, car pour atteindre ce but ultime et tant espéré, vous n’avez besoin de rien, sauf de vous-même.

                         Revenir de plus en plus à vous-même. Là est la clef et cela fait si longtemps que vous la cherchez !

                         Alors, dès aujourd’hui, vivez pleinement et en conscience, pour que ce que vous appelez aujourd’hui la mort, devienne une « petite mort », pareille à celle qui se passe sans arrêt en vous et en-dehors de vous. Préparez-vous pour la faire un moment de plénitude et de retrouvailles. Car prise sous cet angle, la mort que vous trouvez si terrible et qui vous fait si peur, peut devenir une aurore boréale, un printemps fleuri, un orgasme de l’âme. Bref, un instant d’éternité qui vous amène à quelque chose de plus beau encore.

                         Regardez-la venir avec calme et sérénité, et abandonnez votre corps physique en le remerciant de vous avoir accompagné et instruit tout au long de votre passage sur terre. Et dites à ceux qui restent de faire la fête pour votre re-naissance. Car, enfin, vous rentrez à la maison. Car la mort n’est pas un départ. Non, au contraire, c’est un retour vers sa véritable dimension. Alors préparez-le. Pensez-y comme un véritable cadeau et, en attendant le moment de le recevoir, vivez ! Vivez de tout votre coeur, de toute votre âme. Donnez le meilleur de vous-même à chaque instant, car le meilleur moyen de vaincre la mort et de retrouver la vie véritable, c’est de commencer à être, ici et maintenant.

De Anonyme

par Ellest publié dans : La mort
Jeudi 16 novembre 2006

Philosopher, c'est apprendre à mourir.
Bien que de nombreux moralistes aient abondamment traité de l'attitude à avoir devant la mort, la sienne ou celle des autres, la mort n'est pas à proprement parler une question philosophique. Cependant, elle s'inscrit dans les réflexions sur la nature de l'homme et l'on peut en distinguer diverses conceptions.


Pour les doctrines opposant le monde sensible au monde intelligible, les apparences à la vérité, le temps à l'éternité, l'homme est fait d'un corps périssable et d'une âme immortelle. Ainsi Platon, Descartes ou Malebranche considèrent-ils – avec des divergences notables, bien qu'on les rapproche souvent en les englobant sous le qualificatif de dualistes – que la mort n'est que la fin de la vie terrestre, non la rencontre avec le néant. La croyance en l'immortalité ou en l'éternité de l'âme se retrouve dans les religions. Un autre dualisme, celui d'Aristote par exemple, ne conçoit pas la survie de l'âme, forme et principe actif de la matière, séparée de cette matière.


Pour le matérialisme antique, l'âme est constituée d'atomes qui se dissipent dans l'Univers «comme la fumée dans l'air». Marx et Comte, niant l'existence d'une réalité spirituelle, ne reconnaissent comme immortalité à l'homme que celle de la mémoire de l'humanité en devenir.


L'existentialisme considère la mort comme une dimension constitutive de l'existence (Heidegger définit l'homme comme l'«être pour la mort») qui lui donne un caractère absurde.


Quelle que soit la rationalité avec laquelle on aborde la question, elle n'élimine pas l'angoisse ressentie devant le phénomène et qui certainement est exprimée avec le plus de justesse par les poètes.

par Ellest publié dans : La mort
Jeudi 16 novembre 2006

 

Mais ceci ne régle pas ce qu'est la mort en elle-même, dans sa nature et son essence. Les médecins ne peuvent que déterminer l'instant de la mort. Dire ce qu'elle est est une option philosophique, qui ne relève pas de la science. En voici 6 définitions possibles: 3 matérialistes et 3 spiritualistes.

Matérialistes

1. L'état dont on ne revient pas. La définition philosophique la plus répandue est "l'état dont on ne revient pas". Ce n'est pas une définition scientifique car il n'y en a aucune preuve, c'est une définition "philosophique" ou plutôt dogmatique. De plus c'est une pure tautologie, qui préjuge de la question, car c'est bien là ce qui est contesté (depuis toujours et au moins depuis Platon). Aussi lorsqu'un médecin adopte cette définition, il sort du cadre de la science, pour adopter une position philosophique, parfaitement légitime, mais qui n'a plus rien à voir avec la science et ses preuves. Dans cette pétition de principe la question est résolue car on est amené à nier les faits : lorsque quelqu'un revient à la vie après avoir été déclaré mort, le médecin se désavoue et reconnaît s'être trompé dans son Certificat de décès, puisque qu'il sait, par sa conviction philosophique, que ce n'est pas possible.

2. La fin de tout , du corps et du principe de conscience. Terrorisés par la mort religieuse, avec son alternative entre l'éternité de jouissance du Ciel ou les souffrances sans fin de l'Enfer, les philosophes matérialistes du dix-huitième siècle, scientistes du dix-neuvième, marxistes du vingtième ont inventé, créé, puis diffusé obligatoirement, cette nouvelle définition de la mort. Ils ont préféré inventer une mort qui serait la fin de tout. La mort pour eux serait la disparition du principe pensant (âme, mémoire ou conscience ...), l'anéantissement total, après il n'y aurait plus rien. C'est la mort matérialiste ou la mort-anéantissement. Or ils n'en ont aucune preuve scientifique et le témoignage des EMI y est opposé.

3. La fin absurde d'une vie dénuée de sens. Une telle croyance, indûment diffusée au nom de la science, va avec le monde matérialiste que nous subissons : l'acharnement thérapeutique, la vieillesse/catastrophe, les mouroirs/dépotoirs, la désespérance et la nausée sartrienne. Le choix de la première définition engendre les deux autres et se répercute dans la société. Le malheur est que ces définitions sont auto-réalisatrices et organisent réellement notre société en conséquence.

par Ellest publié dans : La mort

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