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Mythes, Légendes, Croyances…

Je puis douter de la réalité de tout, mais pas de la réalité de mon doute...Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent ... L'appétit de savoir naît du doute...Cesses de croire et instruis-toi...Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse (et je doute si même il y en a quelques-uns) qui, pris sous un certain biais, ne semble folie...Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu'écrit la raison...Ce qu'il y a de plus extraordinaire peut-être dans le besoin de l'extraordinaire, c'est que c'est, de tous les besoins de l'esprit, celui qu'on a le moins de peine à contenter...Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons...

Moi...

Je suis juste quelqu'un qui s'interresse à beaucoup de choses...

Bonnes?

Mauvaises?

L'essentiel est de si interressé...

Alors je rassemble ici tout ce que je peux trouver sur internet...

 

 

Mardi 31 octobre 2006

Une légende s'attache aux ruines du Mont-des-Boules. Elle a pu, à l'origine, s'appliquer au château du Mont-Ori, puis, après la disparition de celui-ci, se réfugier, en quelque sorte, dans les vestiges du Mont-des-Boules. Laissons l'archéologue de Golbéry, dont le texte à ce sujet semble le plus ancien (1828), nous la conter naïvement :

"Une dame blanche vient parfois s'asseoir sur les débris de la tour. Une jeune fille s'en étant un jour approchée, elle la pria de revenir à une heure indiquée, en lui annonçant qu'un dragon à la gueule enflammée, au regard terrible, s'élancerait vers elle d'un air menaçant; mais, ajouta la dame blanche, il n'en faut concevoir aucune frayeur, il faut attendre, il faut prendre dans sa bouche même une clef, qui est celle d'un trésor. Après quelques hésitations, la jeune fille promit tout: elle vint en effet. De son côté, le dragon ne manqua pas de se présenter. Le feu qui sortait de son gosier, et ses cris horribles, effrayèrent tellement cette timide villageoise, qu'elle n'osa poursuivre son entreprise. Alors une voix plaintive s'écria: "Me voici donc captive pour cent ans encore". La jeune fille mourut de terreur".

Odile Gevin-Cassal, qui rapporte cette légende près d'un siècle après de Golbéry, ajoute que, une fois en possession de la clef, qui est d'or, la jeune fille devait descendre un escalier, ouvrir une porte avec la clef, s'emparer du trésor déposé au fond d'un souterrain, garder pour elle ces richesses, à l'exception d'un ciboire qu'elle irait remettre au curé. Dès la première fois que le desservant dirait la messe en utilisant ce ciboire (ou plutôt ce calice), la dame blanche serait sauvée. Pour finir, la jouvencelle n'osait affronter le dragon à la gueule de feu; elle s'enfuyait à toutes jambes, mais ne mourait cependant pas de frayeur. Enfin, précision utile pour la suite du récit, mais que ne mentionne pas de Golbéry , la tentative devait se faire le vendredi.

Mardi 31 octobre 2006

Les dames blanches, ou grises se matérialisent toujours au même endroit. Elles tirent leur nom de leur vêtement ou de la lumière qui émane d'elles. Leur identité et la raison pour laquelle elles se montrent sont souvent connues des personnes qui les voient fréquemment. Les traits légendaires ou susceptibles d'être "tirés" vers le légendaire se perçoivent clairement. L'apparition se manifeste vers minuit, heure propice aux fantômes. Les lieux d'apparition sont situés près de croisements de routes et de ponts, endroits traditionnellement choisis par les créatures surnaturelles pour se manifester (ces lieux symbolisent un "passage" entre l'Ici-bas et l'Au-delà); enfin, la "femme en blanc" correspond à une figure classique d'être fantastique du folklore européen".

Mardi 31 octobre 2006



 

La Dame blanche était de son vivant la fille de Zibrid, un des descendants d'Adalbert, fondateur du château.
Zibrid qui vivait en Pologne se décida à revenir en Moravie à Pernstejn, demeure de ses ancêtres.
Les Moraves n'aimaient guère les Polonais et encore moins les compatriotes qui avaient abandonné la Moravie pour vivre en Pologne et revenir au pays après de longues années d'absence. Ainsi donc, les troupes moraves passèrent à l'attaque du château Pernstejn, décidé a le détruire...Mais Pernstejn était une bâtisse très solide et résistait fort bien à l'assaut des guerriers moraves.
 
Après des mois interminables de résistance, Zibrid commençait à se lasser. Les assaillants moraves étaient épuisés. Zibrid tenta de mettre fin au siège du château.
Il invita alors les chefs des troupes moraves à Pernstejn et leur proposa la trêve. Les Moraves acceptèrent sans hésiter, avec enthousiasme.
Tout le monde était satisfait, sauf Zimehava, la fille de Zibrid.
 
La jeune fille avait hérité la beauté de sa mère, le courage et la force de son père. Elle avait de beaux yeux bleus, un visage fin au teint laiteux et des cheveux d'un blond cendré qui lui descendaient jusqu'aux chevilles. Elle montait admirablement bien à cheval, maniait l'épée avec une facilité surprenante et était un excellante archère. Le sang chaud de Zimehava refusait d'adopter la tactique de son père Zibrid. Elle estimait qu'il n'aurait pas dû proposer la trêve, mais lutter avec ferveur, même au risque de leurs propres vies.
 
Zibrid et les chefs des troupes moraves n'étaient pas encore sortis de la grande salle de réunion, alors que la jeune fille montait déjà aux remparts, armée de son arc. Zimehava tirait dans les rangs ennemis, ne manquant jamais la cible visée. Les gardes avertirent Zibrid de la situation. Le seigneur était furieux que Zimehava voulait gâcher sa démarche diplomatique. Il monta rapidement sur les remparts, s'approcha de sa fille et lui transperça le coeur par un coup d'épée. Le corps de Zimehava s'affaissa inerte sur le sol. C'était la dernière victime de l'assaut du château Pernstejn, tuée par son propre père. Les troupes de Zibrid ainsi que les troupes ennemies participèrent à l'enterrement de Zimehava.
Après les obsèques, les troupes se séparèrent en paix.
Malheureusement, même après la mort, l'âme de Zimehava ne retrouva pas la paix. Depuis le jour fatal, l'esprit de Zimehava, fille de Zibrid, a pris la forme d'une dame blanche. Depuis, elle erre chaque nuit dans les couloirs du château Pernstejn. Ensuite, l'esprit se dirige sur les créneaux, longe les remparts, puis la silhouette disparaît dans le vide. Jusqu'à l'extinction de la famille des Pernstejn, l'expression du visage de la Dame blanche prédisait l'avenir de la famille.
Si la Dame blanche souriait, une bonne nouvelle s'annonçait.
En revanche, si son visage reflétait la tristesse, les seigneurs de Pernstejn s'attendaient à un décès en famille ou à un cataclysme.
Mardi 31 octobre 2006



Autrefois, un lac s'étendait sous les murailles de Puivert. Or, une Princesse d'Aragon, qui était très vieille et malade, demanda au Seigneur de Bruyère, Maître des lieux, de terminer sa vie au château de Puivert.

Chaque soir d'été, alors que le soleil se couchait derrière les Pyrénées, un Héraut d'armes montait au Donjon pour annoncer à tous l'apparition de la Dame Blanche, qui était le nom de la vieille Princesse. Elle venait dans un palanquin d'or, porté par quatre Sarrasins esclaves, jusqu'à une banc de marbre blanc en bordure du lac. Elle y restait toute la nuit à méditer sous les étoiles. Mais les jours de pluie, l'eau venait recouvrir le banc de marbre, et elle ne pouvait pas y aller. Un page lui suggéra alors d'ouvrir une faille dans le rocher qui constituait un barrage naturel retenant les eaux du lac, ce qu'elle fit. Mais alors le barrage entier s'écroula, emportant la Dame blanche et ses ouvriers. On dit qu'aujourd'hui, lors des belles nuits d'été, la Dame Blanche reparaît au bord du fantôme du lac...

Mardi 31 octobre 2006
 

Une légende semblable se rencontre au pays basque. Elle se situe même, curieusement, en un lieu dénommé Mont-Ohri. La voici, résumée par Sébillot, d'après l'ouvrage de Cerquand : " Légendes du pays basque".

"Un berger vit un jour dans la grotte du Mont Ohri une jeune dame se peignant avec un peigne d'or. Elle lui dit: "Si tu veux me tirer sur ton dos de cette grotte, le jour de la Saint- Jean, je te donnerai tout ce que tu désireras. Mais, quoique tu puisses voir sur ton chemin, tu ne devras pas t'effrayer". Le berger le lui promit, et le jour de la Saint- Jean, il prit la dame sur son dos et se prépara à l'enlever. Mais apercevant des bêtes de toutes sortes, un dragon qui lançait des flammes, il fut pris de peur, abandonna son fardeau et s'enfuit. La dame jeta un cri terrible et dit: "Maudit soit mon sort ! je suis condamnée à vivre encore mille ans dans cette grotte !"

Que deux légendes construites sur le même thème se trouvent en des lieux quasiment synonymes, il y a de quoi s'interroger. Ainsi, la tradition de Rougemont a-t-elle été transplantée au pays basque, ou l'inverse ? Qui le dira ? Notons, toutefois que le pays basque est placé sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, lieu de pèlerinage fréquenté jadis, depuis le IXe siècle, par une grande partie de l'Europe. Et l'on sait que pèlerins, soldats, marins, marchands, ménestrels et autres voyageurs ont largement contribué à la propagation des contes et des légendes.

Mardi 31 octobre 2006

Un jeune homme, en chantant, remontait la vallée de la Rosemontoise. Il passait au pied des ruines du Rosemont lorsqu'il fut accosté par une dame, de blanc vêtue, et suffisamment séduisante pour entraîner sans trop de peine le garçon dans la foret, jusqu'à proximité du vieux château.

Ils s'arrêtèrent devant une petite grille en fer, posée au pied d'un rocher. La dame la toucha : elle tourna, en grinçant, sur ses gonds rouillés. Le jeune homme s'aperçut qu'ils étaient à l'entrée d'un souterrain.
Ils s'y engagèrent, guidés par les lueurs qui brillaient au fond. Ils parvinrent bientôt à une salle voûtée, faiblement éclairée, dans laquelle étaient entassés de nombreux coffres. La dame souleva l'un des couvercles : le coffre était plein de pièces d'or qui luisaient doucement.

Dans un coin de la salle, il vit tout à coup, caché par l'ombre, un monstre horrible, assis sur son derrière et qui, la gueule ouverte, semblait garder ces richesses immenses.
Le garçon n'était point téméraire et tenait à la vie : il détala sans attendre la moindre explication. la dame eut beau l'appeler, le supplier, lui crier des promesses rassurantes, il ne s'arrêta point dans sa course jusqu'à ce qu'il eut retrouvé le chemin de la vallée.

Il raconta son aventure. On lui apprit qu'il avait rencontré la Dame du Rosemont. Cette femme vécut il y a bien longtemps : belle et séduisante, elle fit bien du mal autour d'elle. A force de voler les gens, elle était devenue riche. C'est pour cela qu'à sa mort, elle fut condamnée à rester avec l'affreux démon de la grotte aux trésors.

Mais elle conserve tout de même une chance : tous les cent ans, elle a la possibilité de reprendre sa forme humaine et de revenir sur terre ; si quelqu'un la suit et accepte ses trésors, elle sera délivrée pour toujours.

Mardi 31 octobre 2006

Un jeune couple qui venait de se marier quitte la fête, et roule à toute allure vers l'hôtel pour y passer leur première nuit ensemble.
 La fête battait son plein, et le jeune homme au volant est plutôt joyeux... Mais dans un virage, leur voiture s'écrasa au fond d'un fossé. Le jeune marié n'y survivra pas, et sa femme a été portée disparue. Depuis ce tragique accident, on dit que tard le soir, on peut apercevoir une dame vêtue de blanc (d'où le nom, pour ceux qui n'avaient pas fait le rapprochement) aux abords d'un tournant, qui attend son mari.
Il paraît que si vous la fixez, elle vous emportera avec elle et vous tuera, peut-être pour remplacer son amour perdu...

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