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Mythes, Légendes, Croyances…
Je puis douter de la réalité de tout, mais pas de la réalité de mon doute...Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent ... L'appétit de savoir naît du doute...Cesses de croire et instruis-toi...Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse (et je doute si même il y en a quelques-uns) qui, pris sous un certain biais, ne semble folie...Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu'écrit la raison...Ce qu'il y a de plus extraordinaire peut-être dans le besoin de l'extraordinaire, c'est que c'est, de tous les besoins de l'esprit, celui qu'on a le moins de peine à contenter...Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons...
Moi...
Je suis juste quelqu'un qui
s'interresse à beaucoup de choses...
Bonnes?
Mauvaises?
L'essentiel est de si interressé...
Alors je rassemble ici tout ce que je peux trouver sur internet...
Localisation et chronologie
- Quand ? Le roi Arthur a existé dans la seconde moitié du Ve siècle, soit durant la déchéance puis la chute de l'empire romain d'Occident.
- Ou ? En Bretagne, qui est alors l'actuelle Grande-Bretagne : notre province homonyme est à l'époque appelée Armorique
La Bretagne (actuelle Grande Bretagne) est, comme le reste de l'Europe, occupée depuis des siècles par les romains : cette conquête a débuté en 43 après JC. Une partie de la population autochtone devient " romano-bretonne " : elle est très bien romanisée tant au niveau de la culture que de la religion, et l'armée comprend de nombreux mercenaires bretons. Seules les tribus celtes vivant dans des contrées difficiles d'accès restent à dominante païenne.
La situation est donc comparable à celle de la Gaule avec ses gallo-romains.

Mais, comme en Gaule avec ses goths, francs ou burgondes, cette province est victime d'invasions de la part :
- de tribus barbares germaniques : angles, jutes, saxons et frisons attaquent l'est du pays,
- de tribus venant d'Irlande ou du nord du pays : pictes, irlandais et scots assaillent le nord et l'ouest de la province.
Ces tribus mènent des raids de plus en plus fréquents, et les légions romaines sont débordées.
Face aux invasions généralisées sur tout l'empire romain, l'empereur Honorius décide dès le début du Ve siècle d'abandonner la Bretagne qui est trop difficile à protéger : les " romano-bretons " sont donc appelés à se défendre seuls.
La résistance " romano-bretonne " et le roi Arthur
Les anciennes structures héritées de la société romaine sont malmenées par ces invasions.
Une résistance de la population " romano-bretonne " s'organise progressivement : elle souffre au début d'un manque d'union, et c'est dans ce contexte que des chefs de guerre émergent.
Ces derniers sont souvent issus de l'ancienne aristocratie romaine, et sont donc de grands propriétaires fonciers, base originelle de la future classe féodale.

Parmi ces chefs, un certain Artus ou Artorius aurait existé durant la seconde moitié du Ve siècle et le début du VIe : celui-ci serait parvenu à unifier provisoirement les romano-bretons dans leur lutte contre les barbares irlandais, pictes et saxons.
Les sources
Les sources qui le mentionnent sont rares, mais laissent apparaître les éléments suivants :
- il aurait été nanti du titre d'Imperator (commandant en chef),
- il aurait remporté environ 12 batailles,
- il aurait combattu avec des cavaliers, contre des forces barbares comportant une majorité de fantassins. La légende idéalisera plus tard cette chevalerie médiévale avec ses " chevaliers de la table ronde ".
Selon la légende, il serait mort dans l'Ile d'Avalon (Abbaye de Glastonbury) ou il s'est réfugié chez sa soeur Morgane après son combat contre son neveu Mordred.
Les recherches archéologiques
- Site de Tintagel :

Bien que les ruines visibles datent des normands (Xe), certains éléments datant du VIe ont été découverts (fin de l'épopée arthurienne). Ce site pourrait avoir été la résidence d'un riche personnage vivant à la mode romaine. En 1998, une pierre gravée du nom de " artognov " a été découverte, alimentant encore le mystère !
- Château de Camelot :
Camelot, le château mythique du roi Arthur, correspondrait à la ville romaine de "Camulodunum " (Colchester au nord-est de Londres), qui partageait avec Londinium (Londres) le siège du gouverneur de la province du temps de l'occupation romaine.
Selon la légende, Camelot attirait de partout les chevaliers désireux de se joindre à la Table Ronde : ils partaient chercher aventure, gloire et renommée et cette quête deviendra un symbole de recherche de l'absolu ... le Graal.
Globalement, les sources écrites fiables et les découvertes archéologiques sont très rares : les polémiques d'historiens ne sont donc pas prêtes à s'éteindre.
Arthur et son mythe au cours du temps
Le début du mythe : la légende arthurienne est alimentée dès le VIe par des récits populaires en Pays de Galle et en Irlande, puis les allusions à ce mythe se multiplient dans les textes latins dès le IXe siècle.
"Propagande politique" du roi Henri I (voir son arbre généalogique): le roi d'Angleterre Henri I (1100 - 1135) désirant rallier les Celtes de son royaume et pacifier ses nouvelles conquêtes en Pays de Galle utilise à son profit la légende arthurienne.
L'épopée arthurienne circule alors dans tout le pays sous forme de lais (conte en prose comportant un dénouement lyrique en vers), puis en Europe : Chrétien de Troyes y fait allusion en France en 1120 dans " Conte del Graal ".
Le Plantagenêt exploite donc la légende du roi Arthur pour se constituer une ascendance glorieuse, dans un but de légitimisation politique.

La légende arthurienne s'organise alors en oeuvres cycliques : elles ont pour ambition de relater en prose la chronique totale de la Bretagne depuis les temps évangéliques jusqu'à la mort d'Arthur. Le 1er romancier cyclique est Robert de Boron (vers 1190) : c'est lui qui introduit le Graal comme étant le récipient qui a recueilli le sang du Christ, puis associe le saint sang à une sainte lance.
Qu'est-ce que la littérature arthurienne ?
La littérature arthurienne possède les caractéristiques suivantes :
- elle cultive les mystères de la féerie celtique,
- elle fait une large part à l'amour courtois,
- elle met en valeur le prestige du cérémonial courtois,
- elle glorifie la loyauté et le dévouement du roi Arthur et introduit les valeurs de code de la Chevalerie. Il est présenté comme un souverain idéal : il entretient avec ses chevaliers (Yvain, Lancelot, Perceval, ...) des relations parfaites en siégeant autour de la "Table Ronde".
(voir une fabuleuse photo des chevaliers de la collection des Etains du Graal)
- la coupe du Graal aurait été taillée par les anges dans une émeraude tombée du front de Lucifer lors de sa chute. Elle aurait ensuite été confiée à Adam, qui l'aurait perdu après le péché originel, puis Seth l'aurait retrouvé, et de là elle serait parvenue jusqu'au Christ.
- Joseph d'Arimathie aurait récupéré le calice de la Cène (le dernier repas du Christ), et l'aurait amené jusqu'en Bretagne, en passant, entre autres, par la forteresse de MontSégur, dernier fief cathare. A partir de la Bretagne, serait partie la Quête du Graal (Arthur et ses amis) qui aurait aboutie entre autres en Armorique.
Arthur est donc un personnage situé aux frontières du réel et de l'imaginaire. Son identité historique est attestée mais la légende et la littérature vont lui donner une seconde existence : un mythe, alimentant à la fois des enjeux politiques et le rêve chevaleresque.
Sources internet.



