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Mythes, Légendes, Croyances…
Je puis douter de la réalité de tout, mais pas de la réalité de mon doute...Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent ... L'appétit de savoir naît du doute...Cesses de croire et instruis-toi...Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse (et je doute si même il y en a quelques-uns) qui, pris sous un certain biais, ne semble folie...Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu'écrit la raison...Ce qu'il y a de plus extraordinaire peut-être dans le besoin de l'extraordinaire, c'est que c'est, de tous les besoins de l'esprit, celui qu'on a le moins de peine à contenter...Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons...
Moi...
Je suis juste quelqu'un qui
s'interresse à beaucoup de choses...
Bonnes?
Mauvaises?
L'essentiel est de si interressé...
Alors je rassemble ici tout ce que je peux trouver sur internet...
![]() La police retrouve une victime (Journal d'époque)
Jack l'Eventreur : son nom donne encore froid dans le dos. Aux côtés de Roberto Succo, du "Boucher de Hanovre" ou encore de Guy Georges, le "tueur de l'Est parisien", il appartient aux plus célèbres tueurs en série de l'Histoire du crime. Mais lui n'a jamais été identifié...
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Entre août et novembre 1888, cinq prostituées sont retrouvées mortes dans les bas quartiers de Londres. Le premier assassinat confirmé est celui de Mary Ann Nichols, découverte éventrée et la gorge tranchée dans une impasse le 31 août 1888. Le dernier, celui de Mary Kelly, date du 9 novembre de la même année.
Whitechapel : la misère au cœur de Londres
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| Le quartier de Whitechapel (Gravure du XIXe siècle) |
Les victimes de Jack l'Eventreur sont toutes des femmes, pour la plupart prostituées occasionnelles vivant dans l'"East End" londonien, à "Whitechapel". Dans ce secteur, l'un des plus misérables de la capitale, de nombreuses femmes travaillent à l'usine plus de dix-huit heures par jour pour une paye dérisoire, et complètent leur salaire grâce à la prostitution. Whitechapel est un endroit sordide et dangereux, où se concentrent tous les maux de l'Angleterre victorienne : alcoolisme, pauvreté, délinquance... Les policiers eux-mêmes ne se rendent que par groupe de quatre dans cette zone de non-droit au cœur de Londres. Cependant, les meurtres restent rares (cinq ou six par an) et la panique gagne très vite la population, dès l'annonce des premières victimes.
Des meurtres effrayants
Les crimes de Jack l'Eventreur ont eu lieu, pour la plupart, dans des lieux publics ou semi-publics, trottoirs ou cours d'immeubles. A l'époque, les prostituées ne rencontrent pas leurs clients dans des hôtels ou des appartements, mais dans des cours, des passages privés ou des impasses peu fréquentées. Les victimes ont été assassinées de manière effroyable : toutes ont été égorgées, l''Eventreur leur a ouvert l'abdomen et en a retiré les viscères pour les disposer ensuite sur leur cadavre ou les emporter.
Le premier meurtre
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| Mary Ann Nichols. |
Le 31 août 1888, vers quatre heures du matin, deux passants découvrent dans une impasse le corps inanimé de Mary Ann Nichols. Aussitôt, ils partent chercher du secours. Dans l'ombre, ils ne se sont pas rendus compte qu'il n'y avait aucun moyen de ranimer la femme : cette dernière a la gorge tranchée. Quelques minutes plus tard, l'agent de police Neil, qui effectue une ronde aux alentours, arrive sur les lieux. Il est suivi du docteur Rees Ralph Liewelyn qui pratique l'autopsie du corps. Son rapport médical mentionne non seulement la gorge tranchée ("l'incision qui a complètement déchiré tous les tissus jusqu'aux vertèbres") mais des blessures très profondes, à l'abdomen.
"Tablier de cuir"
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| Patrouille de police dans Whitechapel (gravure du XIXe siècle) |
Dès le début du mois de septembre 1888, plusieurs articles de presse accentuent la psychose. Le suspect numéro 1 est surnommé "Tablier de cuir". Des prostituées indiquent que, depuis plusieurs mois déjà, elles ont été menacées et rackettées par cet homme, présenté comme trapu, âgé d'une quarantaine d'années, et portant une casquette et un tablier de cuir. Le journal "Star", qui soutient cette thèse, fait de lui un portrait effrayant. Ce dernier élément engendre de nombreux troubles raciaux, le tablier étant associé aux artisans juifs du quartier.
Le 8 septembre, au petit matin, le corps d'Annie Chapman est découvert dans la cour d'un immeuble, par l'un des locataires du bâtiment, John Davis. Allongée sur le dos, la robe remontée à hauteur des genoux, elle a été éventrée comme la victime précédente. Un tablier de cuir, trouvé dans le fond de la cour, relance la polémique. L'antisémitisme monte d'un cran, les attaques racistes se multiplient et pourtant, le vêtement trouvé à côté de la victime n'a rien à voir avec le meurtre : il a simplement été oublié par un habitant de l'immeuble.
Deux terribles découvertes La nuit du 30 septembre 1888, les policiers font deux terribles découvertes : à quarante-cinq minutes d'intervalle sont trouvés les corps de Elizabeth Stride et de Catherine Edowes. La première, découverte par le vendeur ambulant Louis Diemschutz, a été simplement égorgée, ce qui semble montrer que le tueur a été interrrompu par l'arrivée de Diemschutz. Le corps est alors encore chaud et ne porte aucune mutilation abdominale. Il en va autrement pour Catherine Edowes, découverte dans "Mitre Square", par l'agent Edward Watkins, lors de sa ronde. Eventrée comme un "cochon au marché", aux dires du policier, elle a été terriblement mutilée.
Les rumeurs La population est en plein émoi : elle accuse la police d'être inefficace et de ne pas s'occuper des laissés pour compte de Whitechapel. Des comités s'organisent, patrouillant dans les rues, afin de prévenir d'autres meurtres, et écrivent des lettres à la reine Victoria pour lui demander d'intervenir. Mais l'enquête avance de son côté et le profil de l'assassin se précise. Sur sa dernière victime, il a notamment prélevé l'utérus, ce qui montre un certain savoir-faire chirurgical ou, du moins, des connaissances anatomiques précises. Boucher ou médecin ? Les rumeurs vont bon train mais nombre de personnes sont prêtes à parier qu'il travaille comme "tueur" dans un abattoir. |
Un cri dans la nuit Dans la soirée du 9 novembre 1888, Mary Kelly, une jeune Irlandaise de 25 ans, demande 6 pences à George Hutchinson. A ce dernier, qui les lui refuse, elle répond qu'elle les trouvera bien par elle-même. Elle s'éloigne alors pour aller discuter avec un autre homme et repart avec lui jusque chez elle. La jeune femme n'a pas payé son loyer depuis plusieurs semaines et son compagnon, Joe Barnett, est au chômage. Vers 4h du matin, le voisinage du 13 Miller's Court entend quelqu'un s'écrier : "Au meurtre !". Mais les cris sont si fréquents dans le quartier que personne n'y prête attention. Une découverte horrifiante Quelques heures plus tard, en fin de matinée, Thomas Bowyer se rend chez Mary Kelly pour prélever l'arriéré de loyer qu'elle doit à son propriétaire, John MacCarthy. Personne ne répond lorsqu'il frappe à la porte. Jetant un œil par la fenêtre, il aperçoit un corps ensanglanté. Affolé, il part chercher Mac Carthy qui alerte immédiatement la police. Deux policiers locaux, l'inspecteur Beck et l'officier Dew, ainsi que l'un des responsables de l'enquête, l'inspecteur Abberline, finissent par enfoncer la porte. Dans la petite chambre à peine meublée gît Mary Kelly. La férocité du meurtre horrifie toutes les personnes présentes, y compris le médecin. Les vêtements de la femme sont soigneusement pliés, les draps sont au pied du lit, aucune trace de lutte n'est visible. Et l'arme du crime est introuvable. |
L'impuissance des autorités
Le meurtre de Mary Kelly engendre la panique dans les rues de Whitechapel, qui sont désertées la nuit. La police, qui travaille pourtant d'arrache-pied, n'obtient aucun résultat probant et est critiquée par toute la population. La reine Victoria elle-même, furieuse, ordonne au Premier ministre de doter chaque rue d’un éclairage public et d’améliorer la formation des policiers. George Hutchinson, qui a vu Mary Kelly juste avant sa mort, donne un signalement de l'homme avec qui elle est rentrée chez elle : il s'agit d'un individu d'environ 35 ans, qui mesure 1m70, qui a les cheveux noirs et porte une petite moustache. Un homme à l'allure respectable mais "étranger". Le lendemain du meurtre, le ministre de l'Intérieur, Henry Matthews, propose un "pardon officiel pour tout complice n'ayant pas personnellement commis ou participé à un meurtre" et qui dénoncerait l'Eventreur. Cette mesure semble n'avoir été qu'une manœuvre politique car la police a alors la certitude que le tueur agit seul.
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| Carte postale envoyée à la police (verso) |
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| Carte postale envoyée à la police (recto) |
Les lettres de Jack l'Eventreur
Pendant l'annnée 1888, des centaines de lettres ont été envoyées à la presse et surtout à la police. Toutes prétendent venir du tueur et avoir été écrites de sa main : la plupart d'entre elles ne sont que des faux envoyés par des journalistes ou des personnes dérangées. Cependant, certaines lettres ("Cher Patron", "Saucy Jack" ou la "Lettre de l'Enfer") ont alors été authentifiées par des enquêteurs de la police...
Jack l'Eventreur a fait officiellement cinq victimes. Toutefois, plusieurs autres meurtres lui sont attribués. La police a-t-elle bien fait de ne pas lier les affaires entre elles ?
Avant les premiers meurtres
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| Martha Tabram ou Turner Journal de l'époque |
Avant le premier meurtre "officiel" de Jack l’Éventreur, plusieurs agressions et meurtres ont eu lieu dans le quartier de Whitechapel. Il est difficile de savoir si ces crimes ont bien été commis par l’Éventreur, mais dans l’esprit des habitants, ils sont tous liés. Le 2 avril 1888, Emma Smith, une prostituée de 45 ans, est agressée : frappée à la tête, violée et poignardée, elle meurt d'une péritonite quatre jours plus tard. Avant de succomber, elle a expliqué avoir été agressée par une bande de voyous mais beaucoup de personnes associent ce meurtre à L'Eventreur. L'autre victime officieusement attribuée au meurtrier est une prostituée de 37 ans, du nom de Martha Tabram ou Turner. Tuée pendant l'été 1888, elle a été poignardée 39 fois dans la poitrine, le ventre et le bas ventre.
Après les victimes officielles
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| Alice Mackenzie |
Le premier meurtre similaire est celui d’Alice McKenzie, une prostituée de 40 ans qui a été trouvée morte en juillet 1889. Comme les autres femmes, elle a été égorgée et sa carotide a été tranchée. En revanche, les blessures que porte son abdomen sont de nature différente de celles habituellement faites par l’Éventreur. Les Dr Bond et Phillips, principaux médecins qui ont étudié les autres victimes, ne sont pas parvenus à s'accorder sur l'identité du meurtrier. En février 1891, c'est Frances Coles, prostituée de 26 ans, qui est découverte la gorge tranchée. Le Dr Phillips ne pense pas que l’Éventreur soit son assassin et les soupçons se portent sur un marin avec qui elle se serait querellée. La police n’obtient toutefois pas assez de preuves pour l’inculper et donc pour écarter tout doute selon laquelle il s'agirait de l'Eventreur.
Les principaux suspects
Plusieurs signalements concernant l'Eventreur concordent. Le tueur serait un homme de race blanche, de taille légèrement en-dessous de la moyenne, âgé de 30 à 40 ans. Bien habillé, il habiterait dans le quartier de Whitechapel. Il semblerait qu'il possède des connaissances anatomiques relativement poussées. Il se peut qu'il soit étranger, et selon les opinions de l'époque, certainement juif... A partir de ce signalement, des dizaines de théories ont été élaborées. Il faut avouer qu'élaborer une théorie crédible sur un suspect dans cette affaire est une industrie rentable depuis plus de cent ans. Cependant, on peut retenir trois suspects qui sont entrés dans la postérité, en faisant l'objet de multiples livres et adaptations cinématographiques.
Le chirurgien de la reine
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| Sir William Gull |
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L'analyse, bien que convaincante, s'appuie sur des méthodes anachroniques. En essayant de persuader le lecteur que Walter Sickert est un tueur psychopathe, Patricia Cornwell utilise un profil élaboré à partir des grands tueurs en série d'Amérique du nord au XXe siècle. Cette méthode apparaît donc peu adaptée au XIXe siècle, qui a produit d'autres visions du monde, tabous et maladies mentales. |















La culpabilité du peintre impressionniste Walter Richard Sickert a été soutenue par la romancière Patricia Cornwell dans son livre "Jack l'Eventreur : affaire classée". Cependant, les preuves formelles recueillies par l'écrivaine n’établissent qu’une seule certitude : pendant l’année 1889, Walter Sickert a écrit des lettres à la police de Londres, en contrefaisant son écriture et en se faisant passer pour Jack l’Eventreur. L'auteur ajoute à cela une analyse psychopathologique de Sickert. Dans son livre, il est ainsi question d'une enfance marquée par un grand traumatisme physique (une opération chirurgicale qui l'aurait rendu impuissant), de dons pour le déguisement et la contrefaçon, d'un goût marqué pour la mort et d'œuvres reproduisant de manière quasi-identique des scènes de crime véritables.