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Mythes, Légendes, Croyances…

Je puis douter de la réalité de tout, mais pas de la réalité de mon doute...Croyez ceux qui cherchent la vérité, doutez de ceux qui la trouvent ... L'appétit de savoir naît du doute...Cesses de croire et instruis-toi...Sans doute, est-il bien peu de préceptes de sagesse (et je doute si même il y en a quelques-uns) qui, pris sous un certain biais, ne semble folie...Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu'écrit la raison...Ce qu'il y a de plus extraordinaire peut-être dans le besoin de l'extraordinaire, c'est que c'est, de tous les besoins de l'esprit, celui qu'on a le moins de peine à contenter...Il est bien peu de monstres qui méritent la peur que nous en avons...

Moi...

Je suis juste quelqu'un qui s'interresse à beaucoup de choses...

Bonnes?

Mauvaises?

L'essentiel est de si interressé...

Alors je rassemble ici tout ce que je peux trouver sur internet...

 

 

Jeudi 18 janvier 2007
Le 1er Mars 1555, à Salon-de-Provence, dans sa maison aujourd'hui transformée en musée, Michel Nostradamus met le point final à la rédaction de ses Prophéties, dédiées à son fils César dans une copieuse préface de 14 pages, où alternent autant des considérations techniques quant à leur rédaction que l'extrême angoisse de livrer un texte aussi prophétique au monde entier, sachant fort bien les conséquences que cela allait provoquer pour les siècles suivants.

Ayant pris la décision que ce texte pouvait être édité, Michel Nostradamus confie alors son manuscrit à un imprimeur, Macé Bonhomme, qui partage son activité entre Lyon et Avignon. Le 30 Avril suivant, Hugues du Puis, Lieutenant en la Sénéchaussée de Lyon, autorise officiellement Macé Bonhomme à imprimer ce texte, ce qui sera fait quatre jours après, le 4 Mai 1555. Deux mois seulement ont donc suffit pour donner à un manuscrit devenu livre, un destin exceptionnel qui fait qu'aujourd'hui, il est situé, interprétations comprises, juste après la Bible, tant au niveau du nombre d'éditions que des chiffres de tirage cumulés.

Le choix par Michel Nostradamus de l'imprimeur Macé Bonhomme n'est pas innocent, il s'explique facilement, car outre la double proximité géographique avignonnaise et lyonnaise, en 1552, ce dernier publia l'ouvrage du toulousain Guillaume de La Perrière sur Les considérations des quatre mondes : divin, angélique, céleste et sensible, divisé en quatre centuries de cent quatrains en vers décasyllabiques, forme littéraire que Michel Nostradamus emploiera, à son tour, trois ans plus tard. Nous savons dans un avis au lecteur donné la même année 1555, dans L'Enfer de Cupido comment Macé Bonhomme envisageait son travail d'imprimeur et d'éditeur : " Mon intention a toujours été depuis que j'ai été appelé à l'estat où je suis de mettre en lumière des livres auxquels j'ai pensé, j'aurais profit et plaisir, n'épargnant en cela ni les frais ni ma peine, ne cherchant aucune récompense que notre bonne grâce et contentement... "

L'édition originale des Prophéties est un véritable livre de poche par son format, il ne mesure en effet que 8 cm de large et 13 cm de haut ; Michel Nostradamus a souhaité y être représenté sur la page de titre, au milieu de ses livres et d'une sphère armillaire, scrutant la nuit étoilée, confirmant ainsi ce qui est clairement dit dans la préface à son fils César que c'est bien de nuit que l'inspiration lui vint.

Le fractionnement de la publication de ce texte, au moins à trois reprises : en 1555, 1557 et 1568, démontre l'hésitation de l'auteur à donner, en une seule fois, l'intégralité de ce recueil d'énigmes, rédigées au futur comme l'exige le genre prophétique.

L'édition de 1555 comprend seulement les Centuries I à III complètes et 53 quatrains pour la Centurie IV, elle est d'une telle rareté que l'on a cru longtemps que ce livre mythique n'avait en fait jamais existé car jusqu'en 1984 tous les exemplaires alors recensés dans les bibliothèques publiques avaient curieusement disparu comme ceux d'Orléans, de la Mazarine ou de la Bibliothèque de la Ville de Paris. C'est ainsi qu'en 1906, dans son Essai d'une bibliographie spéciale des livres perdus, ignorés ou connus à l'état d'exemplaire unique, Armand Delpy en est réduit à dire que cette édition des Prophéties de Michel Nostradamus est " absolument introuvable ".

Il faudra attendre en 1983 la création à Lyon des Amis de Michel Nostradamus et un travail de recensement exhaustif, entrepris à travers le monde, par Robert Benazra pour que l'on arrive enfin à pouvoir localiser, coup sur coup, deux exemplaires : l'un en France, à la Bibliothèque Municipale d'Albi, dans le fonds Rochegude, et le second à la Bibliothèque Nationale d'Autriche à Vienne. Quelle fut notre surprise lorsque nous avons procédé à une comparaison attentive des deux ouvrages pour constater des variantes plus ou moins importantes et ce, pratiquement sur l'ensemble du texte. Il semble bien qu'au cours du tirage, Michel Nostradamus ou son mandataire, ait pu détecter des coquilles qui furent ensuite corrigées ; celles-ci ne pouvant pas être effectuées sur les feuilles du livre déjà imprimées, on peut, de ce fait, trouver différents états d'un même tirage, avant et après correction. Dans son étude sur l'Imprimerie à Lyon au temps de Dolet, Guy Parguez indique que cela était à cette époque, relativement courant et précise que l'on peut trouver, à la limite, autant d'états que d'exemplaires suivant que le volume, une fois broché ou relié, possède ou non tout ou partie des corrections.

En 1557, Michel Nostradamus se décide à donner au public, et ce toujours à Lyon, une édition plus complète avec 300 nouvelles prophéties qui n'ont encore jamais été imprimées, soit en fait les Centuries I à V complètes, 99 quatrains de la Centurie VI et 40 quatrains de la Centurie VII. C'est l'imprimeur Antoine du Rosne qu'il choisit pour publier cette nouvelle édition dont les exemplaires connus, comme pour 1555, sont extrêmement rares. Celui conservé naguère par la Bibliothèque de Munich a disparu en 1942, emprunté par un proche d'Adolf Hitler, comme cela est encore inscrit sur l'inventaire manuscrit de cette bibliothèque ; il pourrait s'agir de Goebbels en personne, vu l'intérêt maladif que ce dernier portait à Michel Nostradamus. Le Comte Carl Graf von Klinckowstroem pense qu'il aurait pu se trouver dans une des caisses de livres qui quittèrent précipitamment Berchtesgaden, la résidence d'Hitler, pour une destination inconnue. Est-ce cet exemplaire qui se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque Lénine de Moscou ? Les tractations actuellement en cours entre l'Allemagne et l'ex URSS sur le statut des oeuvres d'art volées pendant la Deuxième Guerre Mondiale permettront, peut-être de confirmer cette hypothèse...

Par contre nous connaissons deux autres exemplaires de l'édition de 1557, l'un se trouve à la Bibliothèque Nationale à Budapest que nous avons reproduit en fac-similé en 1993 et le second à la Bibliothèque Universitaire d'Utrecht. A nouveau, ils offrent la particularité d'être totalement différents et les achevés d'imprimer, datés respectivement des 6 Septembre et 3 Novembre 1557, permettent d'attester le succès de ce livre puisqu'il fut réimprimé en moins de deux mois seulement !

C'est seulement en 1568, soit deux ans après la mort de Michel Nostradamus, survenue le 2 Juillet 1566, que sont publiées à Lyon chez Benoît Rigaud les Centuries VIII à X complètes, précédées d'une lettre à Henri II, Roi de France, datée de Salon-de-Provence, le 27 Juin 1558. Aujourd'hui encore, on se perd en conjectures sur le délai de dix ans qui s'est écoulé entre 1558 et 1568 ; il n'est pas exclu qu'une autre édition ait bien été imprimée en 1558, celle qui se trouve mentionnée sur les pages de titre des Prophéties du XVIIe siècle, mais malgré nos recherches, nous n'en avons trouvé aucune trace. Avec ces trois nouvelles Centuries, le corpus prophétique de Michel Nostradamus est enfin complet.

Le destin de ce texte est scellé, rythmé à intervalles réguliers par les crises majeures de l'humanité, avec constance depuis plus de quatre siècles ; texte récupéré et détourné de son sens originel, foncièrement obscur, par des exégètes mercantiles sans aucun scrupule !

Jeudi 18 janvier 2007
UN RENIEMENT ENVELOPPÉ D'OBSCURITÉ


VI,54
Au point du jour au second chant du coq,
Ceux de Tunes, de Fez, et de Begie,
Par les Arabes captif le Roy Maroq,
L'an mil six cens et sept, de L'iturgie.
Structuration et complément de texte :
[Ici s'applique à] l'an mil six cent et sept [la phrase adressée à l'apôtre Pierre et provenant] de liturgie : au point du jour au second chant du coq, [tu m'auras renié par trois fois]. [Ainsi] ceux de Tunis, [la première fois, la deuxième fois ceux] de Fez, et [la troisième fois ceux] de Bejaia [auront été reniés] par les Arabes [les corsaires turcs ??? ayant asservi et tenu] captif le Roy [du] Maroc.
Ce reniement pourrait venir de l'empire Ottoman perdant peu à peu son intérêt pour le Maghreb au profit de l'Espagne et, plus tard, au profit de la France. Proviendrait-il des événements liés à l'expulsion vers le Maghreb des populations morisques du territoire espagnole au début du XVIIe siècle? Le mystère de ce reniement de nature politique ou religieuse reste encore à élucider. Il serait tentant et tellement plus simple de retrancher un demi-siècle à l'an 1607 donnée par Nostradamus en appliquant ici des faits de 1556-1557. À cette époque le roi Sébastien du Portugal cherche à étendre ses possessions au Maghreb. Les corsaires turcs reprennent Tunis, qui avait été conquise par Charles Quint en 1535. Ils établissent un pachalik, un territoire sous contrôle Ottoman, en Tunisie et en Algérie. Ce sont des événements qui ont une ressemblance certaine avec les propos du quatrain. Mais cette approche ouvre la porte à l'arbitraire, à la suggestion d'autres dates qu'on voudrait bien y mettre. Pourquoi alors ne chercherait-on pas des événements encore mieux adaptés à la situation, en 1507, en 1407 ou en 1657 ? Tant qu'à obliger ses interprètes à louvoyer sur cette année 1607, il aurait mieux valu que Nostradamus s'abstienne d'en faire mention comme il l'a fait dans la plupart de ses quatrains. Une date de plus ou de moins dans la milliade de quatrains qu'il a écrit n'aurait pas fait une grande différence. Il faudra peut-être conclure, dans ce cas précis, à une erreur de calcul de sa part comme il nous en avertit dans la Lettre à Henry :
... cependant si à ma supputation des âges je faillais, on ne pourrait être selon la volonté d'aucuns. [Cependant, si je me trompais sur l'évaluation des dates, cette erreur ne pourrait être attribuée à aucun autre que moi.]
Mais l'histoire n'est pas un grand livre claire et limpide. Il reste, même dans les événements qui ont été fouillés dans les moindres détails, une ombre, un fait resté obscur qui, parfois, sort au grand jour. Pour le moment, le doute demeure sur la validité de la date donnée dans ce quatrain.
Jeudi 18 janvier 2007
CRÉATION DE L'ÉGLISE ROMAINE DE NEUVE FRANCE
Le quatrain X, 91 donne une date légèrement maquillée, vraisemblablement parce que se pose dans cette prédiction une question d'éthique. Nostradamus annonce le moment de la mort d'une personne clairement identifiable. Mais c'est un subterfuge facile à déceler après coup, à cause de la référence à une élection papale dans des circonstances particulières et à cause du chiffre occulté, un doublon remplacé par un vide (un zéro) :
X, 91
Clergé romain, l'an mil six cens et neuf,
Au chef de l'an sera eslection,
D'un gris et noir de la compagnie yssu,
Qui onc ne fut si maling.
Structuration et complément de texte :

Clergé romain [réuni], l'an mil six cens [soixante] et neuf, Au chef [nommé] de l'an [suivant] sera eslection [d'un vieillard] d'un gris et [à l'habit et au pape] noir de la compagnie [de Jésus, il appliquera] yssu [drastique. Cette compagnie] qui onc [jamais] ne fut [un ordre religieux] si maling.

Traduction :

En décembre de l'an mille six-cent-soixante-neuf, le clergé romain sera réuni pour l'élection d'un pape jusqu'en avril de l'année suivante. On élira un gris, un vieillard qui appliquera une issue, une solution drastique au pape noir de la Compagnie qui n'en fut jamais d'aussi maligne et astucieuse (la Compagnie de Jésus). (En 1673, il mit fin abruptement à la parution des Relations des Jésuites en Nouvelle-France.)

On trouve peu d'indications sur la vie du pape Clément X (Emilio Altieri). Lors de sa nomination, c'était un vieillard de 80 ans. Le Conclave qui a permis son élection s'est prolongé sur plus de quatre mois, de décembre 1669 jusqu'en avril 1670, dans une atmosphère de rumeurs et d'intrigues, d'après Pierre de Luz, dans Histoire des Papes. Quoiqu'il en soit, le fait le plus important et le plus éclairant est qu'il ait été directement lié au début de l'aventure chrétienne en Nouvelle-France avec la création d'un évêché à Québec, en 1674. Précédemment en 1673, la promulgation de sa directive papale Creditae nobis coelitus mettait fin abruptement à la parution des Raltion des Jésuites, privant ainsi les générations futures d'une source historique inestimable sur la vie en Nouvelle-France. À ce sujet, une mise en parallèle avec la prophétie attribuée à Malachie donne un éclairage particulier à la devise qui s'applique à l'élection de ce pape. La 85e des 112 devises écrites en latin se lit comme suit :

De flumine magno.

Ce qui signifie :
Au sujet du grand fleuve.

C'est une possible allusion au grand fleuve Saint-Laurent qui se retrouvera dans le giron de l'Église romaine sous son règne après la création de l'évêché de Québec en 1674.

Jeudi 18 janvier 2007

Nostradamus aurait-il manqué le grand Rendez-vous, la grande effrayeur qu'il a annoncée au monde pour juillet 1999 ? Les interprètes qui comptaient sur ce moment pour donner de la crédibilité à leur travail se perdent en conjoncture, alors que ses détracteurs jubilent. N'ont-ils pas répété sans cesse que ses prédictions n'étaient que mise en scène d'astrologue et verbiage sans preuve ?

- «On peut faire dire ce qu'on veut à ses quatrains»,

un refrain repris bien souvent pour éviter d'aborder sérieusement le sujet. Il faut dire qu'une multitude d'interprètes de tout acabit ne se sont pas privée au cours des âges, soit pour défendre leur propre vision étriquée du monde, soit pour mousser des nostalgies et des chimères monarchiques, sans compter la pléiade d'astrologues qui ont voulu donner de la vraisemblance à leurs méandres divinatoires
Lundi 15 janvier 2007
Nous sommes en 2007, est-ce que ça c'est vraiment passé comme cela?? Est-ce que ça ce passera comme cela??

Si nous voulons examiner ce que nous réserve le futur, il faut prendre en compte que la dernière décennie de notre siècle verra probablement un événement capital dans le cours de l'humanité. De nombreuses prédictions s'accordent pour situer vers l'an 2000 une série d'événements majeurs qui bouleverseront les habitudes du prochain siècle.
Nous pouvons nous attendre à des mouvements planétaires inaccoutumés et d'une grande puissance. Il y aura des changements climatiques et peut être un déplacement de l'axe de la terre. D'après Nostradamus, ces changements ne se feront pas sans bouleverser les activités humaines dans le domaine politique, religieux et social.
Politiquement, il y aura un rapprochement par une alliance entre les Etats-Unis et la Russie pour s'opposer à la montée des périls au Moyen-Orient. Cette alliance ne devrait pas être éternelle.
Des désastres naturels nous guettent, des secousses sismiques, des inondations, des tornades et des raz de marée. La Terre est un organisme vivant qui aura une explosion de colère contre nos agissements contre elle et le gaspillage de ses ressources, nous dit Nostradamus.
Vers 2250 il est probable que l'humanité connaîtra des changements plus profonds révèle Nostradamus dans une lettre à Henri II.
Les prophéties de Nostradamus continuent jusqu'aux années 6000 et nous expliquent comment la terre va mourir en 3797. La terre sera absorbée par le soleil qui deviendra une énorme masse rouge. Auparavant de grosses météorites provenant en partie de la désintégration de Mercure et de Vénus happées par le soleil avant nous, s'écraseront sur terre provoquant des inondations et des raz de marée d'une hauteur de trois milles mètres qui balaieront tout sur leur passage.
Heureusement pour nos descendants, Nostradamus nous dit que l'homme quittera bien avant la terre, devenue inhabitable pour d'autres planètes. L'homme ira d'abord vers les systèmes planétaires proches, puis engendra de nouvelles civilisations dans d'autres mondes, vers un système plus accueillant.
La description de l'extinction de notre planète correspond exactement a ce que prévoient les scientifiques modernes sauf en ce qui concerne la date. D'après ces derniers, la fin de notre planète a été calculée à environ quatre milliards d'années plus tard. Nostradamus a eu peut-être une vision plus claire que nos savants ?
Lundi 15 janvier 2007
LES PREDICTIONS DE NOSTRADAMUS POUR NOTRE FUTUR

Nostradamus fit de très nombreuses prédictions. Une des plus fidèles admiratrices de son époque était la reine Catherine de Médicis.
A notre époque Nostradamus est reconnu pour ses Centuries et la complexité à déchiffrer certains quatrains.
Toutefois, il a prédit avec précision l'arrivée de Napoléon, d'Hitler, de Franco et bien d'autres événements comme l'ère atomique et des bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki.
Il a même prédit l'assassinat des frères Kennedy. Sa prédiction très fine fut telle qu'il vit même la présence d'un autre prophète, Jean Dixon, qui tenta dès 1956 d'avertir J. Kennedy qu'une menace d'attentat pesait sur lui.
Les détails qu'il était capable de voir font état d'éléments que nous n'avons pas encore découvert aujourd'hui. C'est peut-être pour cela que beaucoup de personnes lisent les quatrains avec méfiance.
Samedi 13 janvier 2007
Nostradamus, né Michel de Nostredame (14 décembre 1503 à Saint-Remy-De-Provence, 2 juillet 1566), est un médecin (soit vrai, soit prétendu) et apothicaire français. Pratiquant l'astrologie comme tous ses confrères à l'époque de laRenaissance, il est surtout connu pour ses prédictions sur la marche du monde.

Biographie

Il est né de Jaumet (ou Jacques) de Nostredame et Reynière (ou Renée) de Saint-Rémy. Selon certains, il serait l'aîné des dix-huit enfants du couple. Le nom des Nostredame vient de son grand-pèrejuif , Crescas de Carcassonne, qui choisit le nom de Pierre de Nostredame lors de sa conversion aucatholicisme, probablement en 1458, avec l'accord de l'archevêque d'Arles, Pierre de Foix.

Son enfance


Dès son enfance, Nostradamus aurait été confié « à l'éducation » de ses aïeux. En 1506, son bisaïeul Jean de Saint-Rémy, ancien médecin et trésorier de Saint-Rémy, lui aurait transmis les rudiments des mathématiques et des lettres. Mais, en fait, ce vieux personnage semble avoir disparu dès1504.

Ses années d'études


Il part très jeune à Avignon pour y obtenir son diplôme de bachelier és arts, mais doit quitter l'université après un an seulement, à cause de l'arrivée de la peste. Neuf ans plus tard, ayant cependant pratiqué comme apothicaire, il s'inscrit à la Faculté de Montpellier pour y gagner son doctorat en médecine. Il se fait connaître grâce aux remèdes qu'il a mis au point en tant qu'apothicaire, dont les fameuses « boules de senteur ». Mais il est bientôt expulsé pour avoir exercé ce métier « manuel » interdit par les statuts de la faculté.

Mariages et professions


En 1531, Nostredame se marie avec la fille d'un notable d'Agen, qui lui donnera deux enfants, un garçon et une fille. En 1533, il s'établit à Agen, où il pratique la médecine de soins à domicile. Il s'y lie d'amitié avec Jules Cesar Scaliger. Cet Italien, installé à Toulouse, érudit de la Renaissance, est « un personnage incomparable, sinon à un Plutarque » selon Nostradamus ; il écrit sur tout. Impertinent, il s'attaque à tout le monde, s'intéresse à la botanique et fabrique des pommades et des onguents. Mais cet « imposteur » inquiète les autorités religieuses par ses idées un peu trop progressistes pour l'époque. La population loue pourtant les talents des deux médecins lors de l'épidémie de 1534.

En 1534, l'épouse et les deux enfants de Nostredame meurent lors d'une épidémie de peste qui ravage la ville. À cette époque, l'inquisition de Toulouse mène une enquête sur les fréquentations douteuses de Nostredame, et lui demande de s'expliquer sur ses relations avec un certain «  mécréant qui sentait le fagot ».

Nostredame quitte alors Agen et accomplit de 1540 à 1545 un tour de France qui l'amène à rencontrer de nombreuses personnalités, savants et médecins. Une tradition très douteuse affirme qu'il a séjourné un temps à l'abbaye d'Orval dans la province de Luxembourg en Beligique, qui dépendait de l'Ordre de Cîteaux. On le voit certainement à Lyon, Vienne, Valence, Marseille, Aix-En-Provence et, enfin, à Arles, où il finit par s'établir. Là, il met au point un médicament à base de plantes, capable, selon lui, de prévenir la peste. En 1546, il l'expérimente à Aix lors d'une terrible épidémie : son remède semble efficace comme prophylactique, mais il écrira lui-même plus tard que « les seignées, les medicaments cordiaux, catartiques, ne autres n'avoyent non plus d'efficace que rien. » (Traité des fardemens et confitures, Lyon, 1555, p. 52) Malgré ce succès douteux, Nostredame est appelé sur les lieux où des épidémies sont signalées. À la même époque, il commence à publier des almanachs qui mêlent des prévisions météorologiques, des conseils médicaux et des recettes de beauté par les plantes. Il étudie également les astres.

Le ­11 novembre 1547, il épouse en secondes noces Anne Ponsard, une jeune veuve de Salon-de-Provence, alors appelé Salon-de-Craux. Le couple occupe la maison qui abrite aujourd'hui le Musée Nostradamus. Il aura six enfants, dont trois filles et trois garçons ; l'aîné, César, deviendra consul de Salon, historien, biographe de son père, peintre et poète.

Nostredame prend le temps de voyager en Italie, de 1547 à 1549. C'est d'ailleurs en 1549 qu'il rencontre à Milan un spécialiste en alchimie végétale, qui lui fait découvrir les vertus des confitures qui guérissent. Il expérimente des traitements à base de ces confitures végétales et, de retour en France, il publie en 1552 son Traité des confitures et fardements.

En 1550, il commence, comme tant d'autres, par éditer un « almanach », c'est-à-dire un calendrier de prédictions basées essentiellement sur les astres. Le genre est extrêmement prisé du peuple. Il s'amuse à façonner ses premières prévisions dans un style énigmatique et polyglotte qui semble avoir rendu la tâche difficile aux éditeurs, à en juger par les nombreuses coquilles (où certains voient le signe que l'auteur était dyslexique). Dès cette date, Michel de Nostredame signe ses quatrains du nom de Nostradamus. Ce nom n'est pas l'exacte transcription latine de Nostredame, qui serait plutôt Domina nostra ou Nostra domina. En latin correct, Nostradamus pourrait signifier : « Nous donnons (damus) les choses qui sont nôtres » ou « Nous donnons (damus) les panacées » (nostrum, au pluriel), mais il est également permis d'y voir un travestissement macaronique (et très heureux) de Nostredame.

En 1555, installé à Salon-de-Provence, il décide de réunir ses prédictions dans un ouvrage plus ambitieux qu'il fait imprimer à Lyon, chez Macé Bonhomme, premier livre de ses fameuses Centuries qui devaient être au nombre de dix.

Sa renommée est telle qu'il devient l'un des astrologues attitrés de Catherine de médicis, qui l'appelle à la cour et le fera nommer médecin et conseiller du roi Charles IX en 1564. Puis, il repart à Salon, où Charles IX, puis Henri de Navarre (le futur Henri IV) vont lui rendre visite.

Maladies et mort

S'il faut prendre à la lettre ce que Nostradamus, dans la préface de la première édition de ses Prophéties, dit de sa "comitiale agitation hiraclienne", il souffrait d'épilepsie. Le docteur Lucien De Luca précise : épilepsie psychique (ou épilepsie complexe partielle), et ajoute au tableau clinique la dyslexie. On doit toutefois recevoir avec prudence un diagnostic posé à plus de quatre siècles de distance et fondé sur des écrits aussi étranges que ceux de Nostradamus. On peut tenir pour plus assuré (voir Leroy) qu'atteint de la goutte et d'insuffisance cardiaque, il mourut le 2 juillet 1566 à Salon-de-Provence d'un oedeme dit cardio-pulmonaire.

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